L'IA à Hollywood : Voici le point de vue clair et net de James Cameron

L’IA prend de plus en plus de place dans nos vies et se démocratise. Le réalisateur James Cameron nous avait prévenus quant à l’installation de cette intelligence dans son film Terminator, il y a 30 ans de cela. Alors que les IA pullulent et que les avis sont partagés, le réalisateur Américain qu’on pensait logiquement anti-IA s’avère être un pro IA et dévoile son avis franc sur le sujet.
- Terminator, l’ancêtre de l’IA
- Les scénaristes en colère contre l’IA
- James Cameron valide l’IA, mais …
Terminator, l’ancêtre de l’IA
En effet, en 1984 sortait le premier film « Terminator ». Un film qui deviendra culte eu égard à son caractère révolutionnaire, notamment en matière de scénario et de techniques de tournages. Réalisé par James Cameron, l’intrigue du film Terminator se déroulait dans un monde où un réseau de défense artificiellement intelligent, baptisé « Skynet » avait développé des émotions et une conscience et pris le contrôle de l’humanité. Un scénario très créatif pour l’époque et qui est devenu aujourd’hui une réalité, enfin mis à part la partie « Prendre le contrôle de l’humanité » puisqu’on n’est pas encore arrivé là.
D’ailleurs, lors d’un évènement à Los Angeles l’année passée, Arnold Schwarzeneger, le héros du film avait évoqué le sujet :
Aujourd’hui, tout le monde en a peur, de savoir où cela va aller. Et dans ce film, dans Terminator, nous parlons des machines qui deviennent conscientes d’elles-mêmes et elles prennent le relais ... Maintenant, au fil des décennies, c’est devenu une réalité. Donc ce n’est plus de la fantaisie ou en quelque sorte futuriste. C’est ici aujourd'hui. Et c’est donc l’écriture extraordinaire de James Cameron.
Les scénaristes en colère contre l’IA
Grâce à sa démocratisation, l’IA a offert un moyen aux studios de cinéma de réaliser des scripts sans passer par des scénaristes, et ainsi faire des économies. Cette situation, avait poussé plus de 11.000 scénaristes américains en mai 2023 à observer une grève pour protester contre la précarité de leurs conditions de travail et notamment leur remplacement par les IA. Cette grève avait fait mouche, puisque plusieurs grosses productions avaient accusé du retard comme la 2ᵉ saison de la série « The Last of Us » ou encore Stranger Things et House of the Dragon, le préquelle de Game of Thrones.
James Cameron valide l’IA, mais …
Dans ce sillage, James Cameron a accordé cette semaine un entretien au Financial Times, dont une grande partie a été dédiée aux IA. Ainsi, il s’est demandé :
Si vous avez une intelligence artificielle qui a un ego, une conscience, qui peut dire que ce n’est pas un artiste ?
Néanmoins, il estime que même si on peut « claquer des doigts afin d’obtenir une image cool, on ne peut pas en faire un film » ! Le réalisateur évoque dans ce sens les rythmes de tournages infernaux ainsi que les retards et soucis imprévisibles. C’est le cas du 2ᵉ volet d’Avatar qui a pris 13 ans avant d’être prêt et disponible aux cinémas.
C’est pourquoi il estime que l’IA facilite les choses et pourrait remplacer bien certains métiers, mais pas celui d’un acteur :
La machine pourrait vous donner une performance plausible, mais elle ne vous donnera pas le moment de création original d’un comédien, lié à lui seul et à son expérience de vie. Nous sommes tous des IA génératives, de vastes ensembles de données pour chaque expérience que nous avons vécue … L’IA peut vous donner une image, pas une émotion.